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Semaine XI : Beck et Calexico après la bataille

Beck et Calexico, deux artistes qui n'ont que peu de points communs. D'abord celui d'être dans le paysage musical depuis un certain temps, 10 à 15 ans et puis celui de n'être qu'une chanson à mes yeux, malgré la floppée d'albums qu'ils ont sorti. Pour le blondinet, c'est évidementLoser, single génial de 1994, mélange de blues crado et de hip hop. Il y avait là une insouciance insolante, alors que les losers de l'époque, de Kurt Cobain (peut être déjà six pieds sous terre à sa sortie) à Eddie Vedder l'avait plutôt dépressive. Pour les gars de la frontière, ça c'est passé plus tard. En 2000, j'ai entendu je pas trop où The Ballad of Cable Hogue, romance du désert avec une miss française à la voix hautaine et pleine de mystère. Et puis ils en sont resté là. Beck est resté ce single qui est peut être mon préféré des 90's et puis Calexicoce gars assis sur les marches en bois du saloon, qui regarde passer la poussière dans la rue principale d'un trou où cette française à laquelle il rêve n'a rien à y faire. Tout ça jusqu'à la semaine dernière où je suis rentré de la médiathèque avec Modern Guilt et Hot Rail. Et là s'arrêtent les points communs.

Hot Rail sorti par les mariachis en 2000 m'a déçu. Après une intro avec des trompettes de fêtes mexicaines vient la fameuse Ballad of Cable Hogue et puis plus grand chose alors qu'il reste encore 50 minutes. Les cuivres sont fades, les cordes maussades, le tout essentiellement intrumental, certes varié, mais sans relief, ni de joie ni de grande peine. Peu de pistes sur les 14 que comptent cet album sont qualifiables de chansons. Il n'y a quasiment que de plates atmosphères latinas ou vaguement jazzy mais rien qui viennent du rock ou du blues, jusqu'à Service and Repair nouvelle ballade douce amère des plus agréables. Mais le reste m'a vite lassé et j'ai trouvé ce disque très long. Peut être me suis je trompé de disque, peut être me suis je trompe de groupe.

Par contre, Modern Guilt, le dernier album en date de Beck m'a plu. Il est bien plus court, une grosse demi heure, mais ça c'est dans l'air du temps et il est produit parDangermouse, ce qui est aussi dans l'air du temps bien que je sois incapable de dire ce que ça change, vu que je n'ai vraiment pas de recul sur l'oeuvre du garçon. Par rapport à Loser, on se rend bien compte qu'il a 15 ans de plus, envolée l'insouciance, dissipée l'insolance. Place à une mélancolie latente sur un ensemble homogène, on entend le même mélange electro-funk-rock du début à la fin mais sans que ça lasse l'auditeur. Bien sûr, il y a quelques morceaux plus anecdotiques en deuxième partie de disque mais l'entrainant Gamma Ray, le brumeux Chemtrails, le tristeWalls avec ses influences du Soleil Levant ont suffit à me séduire. Il ne me reste plus qu'à retourner en arrière sur les travaux précédents de Beck Hansen.

Une chronique plus complète de Modern Guilt chez Systool.