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2011, l'année des Dames n°4: Hollie Cook - S/T

2011, l'année des Dames n°4: Hollie Cook - S/T

On peut dire ce qu'on veut, avoir des parents dans le milieu, ça fait pas tout mais ça aide. Hollie Cook, elle est née de l'union du batteur des Sex Pistols, Paul Cook, et de la chanteuse de Belle Stars, mais oui, vous avez pas oublié leur tube Sign of Times ! Elle a grandi avec comme copine la fille de Mick Jones et la progéniture des Slits. D'ailleurs, Ari Up l'embaucha comme choriste à la reformation du groupe, il y a pire comme premier job. Comment ne pas faire dans la musique avec un tel entourage ! Vous l'imaginez dire à son père "Papa, je veux travailler dans la gestion de patrimoine" ?? Je l'ai découverte grâce à un featuring avec le duo electro The Shoes qui passait à la radio, le titreBaby, à priori la seule raison d'écouter ce groupe. La suite logique est donc l'album solo de la Demoiselle.

On s'éloigne un peu de Londres, de son agitation, de sa grisaille pour partir danser sur le sable chaud, suivez la pochette. Mais les cuivres, la rythmique élastique, l'orgue vintage, le reggae à l'ancienne ne marche que pour le premier titre, pour la suite, Hollie Cook nous offre une version moderne et citadin du genre. Il reste savoureux, dynamique, contrastant ainsi avec la délicieuse langueur qui émane de la voix de la miss du début à la fin. Les basses sont bien gonflées sans toutefois rivaliser avec le dub qui faisait le trembler les vitres du bus de tourner de Papa, on reste dans le délicat quand même, on entend ça et là des bidouillages étranges comme sortis d'un vieux film d'épouvante sur That very night, tout un ensemble qui donne une vrai personnalité à ce premier disque. Là dessus, la belle métisse chante tout en douceur ses démêlés avec la gent masculine. La pauvre est une vraie romantique, voir le beau Sugar Water, et elle semble tomber que sur des tocards qui lui brisent le coeur. Les tocards ici personnifiés en featuring sur plusieurs titres par Horseman et sa grosse voix de raggaman. La pauvre fille ne mérite pas tous ces tourments.

Le reggae est un genre qui n'a toujours était pour moi que des vieux standards entendus à la radio avec grand plaisir, un genre disparu en quelques sortes, le film Made in Jamaica m'en avait bien convaincu en voyant tous ces ahuris du Ragga et Dancehall. Aussi Hollie Cook me tombe dessus par hasard et je suis bien incapable de juger son disque par rapport à la production actuelle. Mais qu'importe finalement, elle dépoussière pour moi une affaire de rastas septuagénaires aux dreads blanches. Elle est surtout absolument charmante.