JUKE BOX MENTAL

Jeudi 11 septembre 2008

The ballad of ... Jim Jones fut le père fondateur du temple peuple, d'abord congrégation protestante puis secte apocalyptique. Sa vie prit fin le 18 novembre 1978 au Guyana en même temps que celle de plus de 900 de ses fidèles lors de ce qui restera comme le massacre de Jonestown. Heureusement, le groupe d'Anton Newcombe reste plus inspiré par Brian que Jim. Difficile de dire à quel niveau le gourou aurait fasciné le génie, peut être qu'il le trouvait pas mal comme tyran. Toujours est il que dans ce vieux morceau folk blues, on voit bien qu'il n'a pas vénéré que lui "I prayed to Buddha, to Allah, and Jim. I turned to Jesus and stayed there with him"

The ballad of Hollis Brown, père d'une famille affamée du Dakota du Sud, tua ses cinq enfants, sa femme avant retourner son arme sur lui. Fait divers tout droit sorti des livres de John Steinbeck ou de la guitare de Woody Guthrie qui ne pouvait laisser Bob Dylan indifférent dans sa période The time they are a changin'. Chanson sévère, l'auteur pousse loin le misérabilisme. Il ya sûrement une part de vérité et une part d'inspiration dans cette plongée dans la grande dépression des années 30.

The ballad of ... Cable Hogue  était le personnage central d'un film de Sam Peckinpah que je n'ai pas vu. Lâché en plein désert par ses partenaires en affaire, il erre, suppliant Dieu pour un peu d'eau. Un miracle le dirige sur une abondante source. Le business reprend ses droits, Cable Hogue prospère et tombe amoureux d'une prostituée. En gens du coin, les gars de Calexico ont choisi de jouer cette romance de l'ouest sans pitié avec Marianne Dissard dans le rôle de la miss. Les dames de petites vertues françaises doivent sûrement rester un fantasme pour les américains.     

The ballad of ... Ira Hayes
devint brièvement héros national aux Etats Unis durant la seconde guerre mondiale en étant dans le groupe demarines qui issa le Star splanged banner au sommet de l'île japonaise de Iwo Jima. Il attira surtout l'attention de part son sang indien, des Pima d'Arizona. Il sombra dans l'alcoolisme en rentrant au pays et fut retrouvé mort dans son vomi dix ans plus tard. Le cruel destin de cet homme qui triompha d'une armée mais ne put échapper à sa triste condition d'Indien miséreux sera chanter par Johnny Cash devant un public de chefs indiens sur cette vidéo:




The ballad of ... Chasey Lain est une actrice porno américaine avec des gros seins en plastique et un bronzage parfait qu'elle entretient au bord de la piscine de sa villa de Berverly Hills pendant que son mari travaille alors que le jardinier aux abdos d'acier vient tout juste de finir de tondre la pelouse ... Elle a comme plus gros fan le parolier des toujours très chic Bloodhound Gang. Ce dernier lui écrit pour lui rappeler que "You've had a lotta dick Chasey But you ain't had mine"


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Lundi 11 août 2008

Vous n'avez presque plus d'alcool dans le sang. Vos mains tremblent et votre coeur bat trop vite. C'est fini, ces deux jours de grand n'importe quoi sont finis et demain, faut  aller travailler, mais d'abord se calmer et dormir. J'ai la playlist pour vous faire redescendre sur Terre puis vous faire tomber dans les bras de Morphée ...

 



C'est ma participation au
MOP (Mood Organ Playlist), projet fou de GT, que je soupçonne de vouloir devenir maître du monde en manipulant les émotions de la masse. En effet, pour l'instant, tous les internautes ayant participé n'ont montré que du sombre, du dépressif, du malade ou tout au mieux du paisible et du soporifique. J'ai un temps pensé résister en publiant une sélection "Vaurien et tête à claque" avec les Libertines, les Stones, les Buzzcocks ... mais non ça ne correspondait pas à mon état d'esprit actuel. GT et le MOP vont régner sur la morne populasse.

Par klak - Voir les 5 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 2 juillet 2008

A sa naissance dans les années 50, le rock bouleversa le paisible american way of life et fut violement attaqué par l'establishment blanc. La musique du diable qui pervertit notre jeunesse !!! Moi je trouve qu'ils avaient pas tort les sénateurs républicains. A chacun des sept péchés capitaux sa chanson.


I. La paresse: refus d'accomplir des tâches nécessaires. Son démon est Belphégor.

Les Neurotic Swingers ont beau afficher la faucille et le marteau sur la pochette de leur dernier album, ils ne sont pas pour autant disciples de Stakhanov.
35 hours ou bien 39, il faut pas compter sur eux pour en faire une seule.


II. l'orgueil : attribution à ses propres mérites de qualités vues comme des dons de Dieu (intelligence, etc.). Son démon est Lucifer.

"j'allais pourtant bien décidé / mais j'ai trouvé porte clause / la maison des chanteurs à chier / affichait déjà complet / la nouvelle m'ayant retourné / j'avisais l'auberge en face / en lettre d'or "Maison Tellier" / j'y egouffrais ma carcasse / de ses tauliers, il me revient une calsse extraordinaire / alors que d'en face les voisins servaient la soupe populaire" Votre classe , c'est un don de Dieu les gars.

                      


III. la gourmandise : ce n'est pas tant la gourmandise au sens moderne qui est blâmable que la gloutonnerie, cette dernière impliquant davantage l'idée de démesure et d'aveuglement que le mot gourmandise. Son démon est Belzébuth.

Quand Snoop Dogg et Pharell Williams se rencontrent, ils font des morceaux sans intérêts comme
Drop it like it's hot et des clips prétextes à déballer toutes leurs démentielles richesses. Des calyces comme le pape n'a jamais bu le sang du Christ dedans, des centures comme Mike Tyson n'en a jamais porté !!!


IV. La luxure : plaisir sexuel recherché pour soi-même de façon immédiate. Son démon est Asmodée.

Les Nashville Pussy, c'est le couple formé du chanteur laid comme un poux Blaine Cartwright et de la guitariste au soutif léopard bien rempli Ruyters Suys (ils ont aussi eu dans leur rang une bassite de deux mètres). Les trois quart du répertoire parle de cul explicitement et sans trop de finesse. Le reste est l'enfer, les flingues et l'alcool. On retiendra donc les Nashville Pussy et leur titre Let them eat pussy.

                              


V. L'avarice : désir de posséder ou conserver plus de richesses que nécessaire. Son démon est Mammon.

Non non je dis pas que Andrew WK est milliardaire, mais bon, il a dû quand même vendre assez pour s'acheter un t-shirt et du shampooing. Surtout pour chanter
She is beautiful. Pas la peine de tout planquer sous le matelas.


VI. La colère : courte folie déjà pour les Anciens, entraînant parfois des actes regrettables. Son démon est Bélial.

Le problème avec les gens colérique, c'est d'abord qu'on comprend rien à l'objet de leur courroux et puis au bout d'un certain temps on ne fait plus attention à eux, gueule toujours. Pour le hardcore, c'est pareil. Je ne comprends pas comment on peut écouter un album de Converge en entier. A la fin de ce No heroes vous en aurez déjà marre.


VII. L'envie : refus de se réjouir du bonheur d'autrui, ou satisfaction de son malheur - jalousie. Son démon est Léviathan.

Les Brian Jonestown Massacre et les Dandy Warhols étaient deux groupes amis. Les premiers prenaient au pied de la lettre les trois commandements Sex Drugs & Rock'n'roll. Les deuxièmes s'en donnaient l'air seulement et connu le succes grand public. Difficile de ne pas voir dans le Not if you were the last dandy on earth du BJM un brin de rancoeur. A voir à ce sujet la vidéo Dig.


Maintenant, à vous de jouer. Ma sélection ne me satisfait pas, elle n'est pas à la hauteur de ce sujet biblique. S'il vous inspire, faites me le savoir en commentaire ou par mail ("contact" tout à fait en bas)(comme ça je ferai un article avec vous trouvailles pour pas un rond) ou carrément sur votre blog.

Par klak - Voir les 11 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 28 janvier 2008

Brrrrrr ... ça caille, une petite playlist reggae pour vous réchauffer, et pas que du roots, j'aime bien aussi le dub qui fait dresser les dreads sur la tête.

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1. The Blood Sisters - Ring my bell
2. Lizz Fields & Colleen & Webb - Gotta go
3. The Gladiators - Hearsay
4. Two Culture Clash & Nadine Sutherland - Save me
5. Toots & the Maytalls - Pressure drop
6. Big Youth - Screaming target
7. Rancid - Crane fist
8. Serge Gainsbourg - Des laids des laids
9. Johnny Clarke - Bood Dunza
10. The Clash - Revolution Rock

Par KlaK - Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Jeudi 29 novembre 2007

Les collègues de blog aiment bien lancer des concours, des tests et autres quizz. Le dernier en date The 80 minutes b-side disaster contest chez ce bon vieux Guic. Principe simple, le participant doit établir son disque idéal en bourrant jusqu'à la gueule un cd de 80 minutes. 80 minutes, c'est long, qui aujourd'hui sortirait un disque de 80 minutes ? Mais très court quand on doit y caser tous ses vieux souvenirs, ses coups de coeur, les grands classiques. Voilà, chacun y est allé de sa playlist parfaite, certains en 2 volumes, d'autres précisant leur best of te rest. La mienne et toutes les autres ici. Comme nous sommes des gens de gouts très sûr, j'y ai entendu de belles choses que je ne connaissais pas. Il ya plein d'artistes que je dois absolument découvrir mais, malgré mes deux oreilles, je ne peux écouter qu'un disque à la fois. Mes 10  découvertes:

- The Kinks: Shangri-la. Quelques classiques ne suffisent pas pour connaitre un groupe et les Kinks, c'est beaucoup plus que You really got me.


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- Miossec: Regarde un peu la France. Un mec que j'aime bien mais jamais vraiment écouter. Sauf à un concert à Saint Sever où c'est le pied de micro qui le maintenait debout. Mais il avait assuré le bougre.

- PJ Harvey: Rid of me. La chouchou de la blogosphère. Elle n'est ici que faibles murmures puis éclatante de colère sèche

- The Beatles: Julia. Le meilleur groupe de tous les temps, c'est un acquis, c'est comme ça. N'empêche que leurs 1ers hits tout mignons She love you, I want to hold your hand, les ballades à Polo Yesterday, Hey Jude, ça me daille. Je connais les disques rouge et bleu, comme tout le monde, avec une préférence pour les morceaux chantés par Harrison. Du coup je suis surement passé à coté de quelques pépites, comme Julia.

- Herbaliser feat Katerine: Serge. Sur un fond electro très classe, Philippe Katerine nous raconte qu'il a vu Serge acheter ses dernière clopes avant de rejoindre Melody, Marilou et l'homme à la tête de chou.

- The Band: The weight. Un morceau que j'avais déjà dû entendre puisqu'il est sur la BO d'Easy Rider. Le rock aux confints du folk et de la country.

- Patti Smith: Farewell reel. J'admire la dame, d'ailleurs j'ai mis Ain't it strange dans ma sélection. Je connaissais pas ce titre plus récent, accoustique, un hommage à Fred Smith.

                                          12-pg-musicaroma.jpg

- Elliott Smith: Between the bars. Splendide. Absolument splendide.

- David Bowie: The man who sold the world. J'ai un blocage avec Bowie (sûrement dû à tous ses maquillages grotesques) et je n'avais jamais été voir l'original du titre repris par Nirvana sur l'unplugged.

- Lydia Lunch & Nick Cave: Some velvet morning. Bien moins champagne et caviar que l'original. Lydia Lunch joue la petite fille innocente et Nick Cave le fou dangereux. Enfermez les !

Merci à Deezer (tous ces titres y sont dispos), à Guic et à tous les participants.

 

Par KlaK - Voir les 8 commentaires - Ecrire un commentaire

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Machin Chose

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